Salade parmentière, haricots verts et poulet rôti
La salade du réconfort soigne les chagrins et la mélancolie, s’emporte en pique-nique, et se déguste au soleil au bord d’une rivière, en écoutant l’eau couler pour mieux oublier ce dos qui vous précédait « Rue Saint Louis en l’Île ».
Fenouil, orange sanguine et noisette
Quand la saison des agrumes touche à sa fin, l’orange connaît alors ses derniers battements. Elle pleure, saigne, puis s’efface devant l’arrivée des légumes de printemps, du fenouil et de cette asperge verte qui a comme un goût d’huile de cameline. Et si au terme d’un cycle succède toujours le début d’un autre, reste cet amer trait d’union qu’est la nostalgie, celle de la séparation, dont la BO idéale a été écrite par un belge faussement branleur et vraiment génial. Un plat de nagori à déguster en écoutant Ha ha heartbreak de Warhaus.
Betterave, fromage de chèvre et pomme verte
Comment rendre hommage à cette betterave, qui ne prend que des coups alors qu’elle rêve d’honneurs, que personne n’aime et qu’on maltraite dans toutes les cantines scolaires ? Il n’y a guère que la voix de Cat Power, belle comme le soleil à travers les feuilles rouges de l’automne, pour lui redonner ses lettres de noblesse. Mesdames, messieurs, ouvrez grands vos yeux et regardez cette betterave qui monte sur le ring pour mettre KO les autres légumes : c’est désormais elle « la championne ».
